Abel Burger (1982) est une artiste française dont la pratique réunit dessin, film et écriture. Son travail se développe autour de la mémoire, du sacré et des formes par lesquelles les êtres humains tentent de donner une présence à l’invisible.
Nourrie par les mythes, les civilisations anciennes, les déplacements et l’expérience intime, son œuvre construit des territoires fragmentaires où architectures, corps, rites et vestiges se rencontrent.
Son travail est régulièrement exposé en France et à l’étranger, notamment en Europe et aux États-Unis, et figure dans plusieurs collections publiques et muséales.
Abel Burger (1982) is a French artist whose practice brings together drawing, film and writing. Her work explores memory, the sacred, and the forms through which human beings attempt to give presence to the invisible.
Drawing on myths, ancient civilizations, travel and intimate experience, her work constructs fragmented territories where architecture, bodies, rituals and remains come together.
Her work is regularly exhibited in France and internationally, particularly in Europe and the United States, and is held in several public and museum collections.
Le travail d’Abel Burger procède par fragments. Dessins, films et textes constituent les différentes formes d’un même territoire, dans lequel se rencontrent mémoire personnelle, architectures, croyances, corps et vestiges.
Ses dessins font apparaître les traces d’une civilisation impossible : réceptacles, passages, constructions et formes rituelles dont la fonction demeure incertaine. Ces architectures fictives empruntent autant à l’archéologie qu’à l’expérience intime et semblent appartenir simultanément au passé, au présent et à un monde encore à venir.
Le film et l’écriture prolongent cette recherche dans le réel. Voyages, lieux religieux, gestes ordinaires, paysages et rencontres deviennent les éléments d’une interrogation sur la relation que les êtres humains entretiennent avec ce qui les dépasse.
Il ne s’agit pas de représenter le sacré ni d’en produire une définition, mais d’observer les formes qu’il laisse derrière lui, les endroits où il semble persister et les images dans lesquelles sa présence demeure possible.
Abel Burger’s work develops through fragments. Drawings, films and texts form different parts of the same territory, where personal memory, architecture, belief, bodies and remains intersect.
Her drawings reveal traces of an impossible civilization: vessels, passages, structures and ritual forms whose function remains uncertain. These fictional architectures draw as much from archaeology as from intimate experience, and seem to belong simultaneously to the past, the present and a world yet to come.
Film and writing extend this research into the real. Journeys, religious sites, everyday gestures, landscapes and encounters become elements in an ongoing inquiry into the relationship human beings maintain with what lies beyond them.
The aim is not to represent the sacred or define it, but to observe the forms it leaves behind, the places where it seems to persist, and the images in which its presence remains possible.